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MBA E-Business ESG : Actualité E-Business

Puisqu’il faut bien commencer par un début, lançons-nous dans un petit panorama rapide de ce qu’il se fait dans la télévision 2.0 aujourd’hui. Panorama non-exhaustif, évidemment, puisque de nombreux projets sont en cours ou à venir.

La tv 2.0… Quésako ?

Après le web 2.0, on parle beaucoup ces temps-ci de tv 2.0. Un terme bizarroïde de plus à assimiler. Mais qu’est-ce donc, vous dites-vous (ou pas). Tout simplement la diffusion de programmes audiovisuels, comme ce que vous pouvez voir sur votre bon vieux tube cathodique ou votre bon neuf écran LCD géant, sauf qu’ici vous regardez ces programmes sur votre ordinateur, non par le biais d’un câble coaxial ou d’une antenne satellite, mais tout simplement par votre prise téléphonique. Votre connexion Internet donc (propos à nuancer tout de même car, comme on le verra dans les prochains articles, la télévision classique s’y met également, par le biais des offres « triple play »).
A ceci près que ces programmes sont bien souvent sensiblement différents de ce que l’on peut voir sur sa boîte à image (expression qui d’ailleurs risque fort de tomber dans l’obsolescence d’ici peu). Si on a accès aux rediffusions de programmes télévisés, avec ou sans accord des ayants droit (cf les problèmes récurrents de respect des droits d’auteurs sur les sites de partage vidéo), la communauté de vidéastes amateurs s’en donne également à cœur joie. Conséquence : le choix s’élargit, l’offre également, mais surtout les contenus deviennent interactifs.

Pourquoi la tv 2.0 ?

Vous me direz, mais que se passe-t-il ? Quel intérêt pour les diffuseurs de s’engouffrer sur ce canal, et surtout quel intérêt pour l’internaute de regarder des programmes dans des conditions généralement moins confortables que l’indétrônable concept canapé-télévision ? Quelques points qui portent à croire que le développement de la diffusion de programmes dits « télévisés » sur le net n’en est qu’à ses débuts :

La consommation audiovisuelle s'individualise
En réponse à l’avalanche de publicités que l’on se doit de regarder à la télévision, le consommateur a trouvé dans le réseau des réseaux une échappatoire parfaite. Des annonces plus discrètes – pour l’instant, et surtout une possibilité d’être acteur de ce que l’on visionne : on ne subit plus naïvement les grilles imposées par les chaînes télévisées, mais on se construit sa propre grille… Et l’impensable est arrivé : sur Internet, l’audience est maître. C’est bien souvent elle qui induit le type de programmes diffusés, et non plus l’inverse.

Une révolution des modes de consommation
Depuis quelques années, on observe une révolution dans les modes de consommation : les contenus s'échangent, s'enrichissent, se transforment par la volonté et l'action des téléspectateurs. On commente, on donne des notes, on censure… S’agissant de contenus audiovisuels, l’internaute est passé du statut de consommateur à celui de « consommacteur ». Les succès fulgurants des Youtube et autres Dailymotion en sont l’exemple même.

Une échappatoire au « diktat » des studios et maisons de production
Si l’internaute l’a comprit et adopté quasi instantanément, les acteurs de l’audiovisuel ont rapidement pris le pas. Ainsi, cherchant à reprendre contrôle de l'ensemble de la chaîne traditionnelle de commercialisation, les réalisateurs sont de plus en plus nombreux à contester le poids du nombre d’intermédiaires (réalisateur, producteur, société de revente des droits audiovisuels, diffusion télévisée, édition vidéo physique et numérique, marketing des produits dérivés…).
Un des arguments principaux est la perte de contrôle sur leur œuvre, et bien sûr la possibilité de se faire connaître plus simplement, et surtout avec un retour sur investissement sans équivoque. Un exemple ? Le groupe de rock-pop Oasis qui, s’étant affranchit de sa maison de production, propose son propre site officiel très dynamique, dans lequel on a même pu télécharger le dernier album en freeware (on donne ce que l’on veut, de mémoire les donations moyennes étant de 4,5$ par album). Ou certains réalisateurs qui se lancent dans l’opération du tout gratuit, diffusant leur film gratuitement sur le net, avant même de le distribuer dans les réseaux de cinéma ou en dvd.

Il y a évidemment bien d’autres raisons à ce développement (culturelles, économiques, technologiques), mais on ne s’attardera pas trop dessus ici pour éviter de se perdre.

Et finalement, comme mentionné plus haut, les acteurs des télécoms prennent le pas. Des plateformes destinées à rendre la télévision classique plus interactive du type « Freebox » offrent déjà des possibilités d’enregistrement, de location de programmes à la carte, voir même de diffusion de ses propres créations. On cherche à ne pas se perdre, nous verrons donc tout ça un peu plus tard, on a le temps je pense.

La suite...

Voilà tout pour l’instant. La suite… et bien le panorama des différentes offres et projets en cours de tv 2.0, pour vos ordinateurs et dans vos salons, pour très bientôt. Et n’hésitez pas à rajouter votre petite graine pour faire pousser notre forêt, elle est la bienvenue :-)

Repères : audiovisuel, dailymotion, diffusion, ebusiness, esg, freebox, master, mba, tv2.0, téléchargement

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